Goul du Pont / Grotte de Thais / Aven du Montchus / Résurgence de Marnade
(2) Font Gras / Aven des Trois Chemins / (3) Baume Saint Arnaud
Font du Ramoneur / (2) Prospection / Assemblé Général du CDS07
Rés. de la Cotepatière
15 sorties / 14 personnes
De passage : Guillaume & Marie
VOIR LE DIAPORAMA SUR PICASA : ICI
Bonsoir à tous
En ce 14 janvier 2009, avec l'aide de Michel Conte et Belu, venu m'aider au portage et à m'équiper, poursuite de l'exploration de la source de Marnade, en tri CCR et en autonomie complète ( en solo tout simplement .... ), au delà de mon terminus de janvier 2007
Après mon terminus à -141m, petit ressaut à -136m, puis 20m de galerie, pour se retrouver dans un puits remontant, vertical jusqu'au -120m ( 4x8 ), puis sur une pente de 60° jusqu'à -113m où je stop sous palier mon explo après 78m de fil déroulé pour l'amarrer et rentrer
La suite : ça remonte toujours ........
Les temps et profondeurs exactes sur mon CR final, le temps de récupérer toute les info sur mon sensus pro.
Temps de plongée dans le S3 : 390min ( 6h30 )
Temps de plongée total : 7h49
Et toujours pas de palier à la sortie dans le S1 ( palier de sécu à -6m tout de même )
Sur place la matin à 8h, et à 18h tout était plier : retour à Valence.
Les très belles photos de Belu de cette journée
http://picasaweb.google.fr/patrick.serret/RCemmentMisJour?authkey=mgMazO05Dbo&feat=email#slideshow
Remerciement :
- A mes équipiers pour le coup de main, et au couple d'ami ( en train de restaurer une maison sur le chemin d'accès ) venu nous donner un coup de main, et nous offrir des bières à la sortie
- Au soutient matériel de la CNPS : VR3 C4, scooter UV-26 et le tout nouveau UV-18 utilisé en sécu
- Explo réalisée dans le cadre des activités fédérales de la CDPS du CODEP 26/07.

Intriger par la corde qui remonter vers l'escalade de la grande salle, je décide d'enmener Eric voir se qui pouvais y avoir en haut.
"CR Gilles Froment"
Séance de désobstruction au Goul du Pont, à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche)
Mardi 10 mars 2009
Lors de notre dernière plongée dans la cavité, le 24 février dernier, nous avions trouvé que l’étroiture d’entrée se passait encore bien mais avec quelques contorsions. Et à reculons pour assurer, car en vêtement étanche, avec de gros relais, il vaut mieux éviter de batailler la tête plus basse que les pieds.
Nous reprenions contact en recycleur avec le siphon et notre arrêt dans la zone des <st1:metricconverter productid="50 m">50 m</st1:metricconverter>, à l’air, nous avait bien motivés pour retourner prochainement dans la première petite galerie profonde, dans la zone des <st1:metricconverter productid="80 m">80 m</st1:metricconverter>. Pour cela, il faut un peu de matériel de déco pour garantir notre redondance en circuit ouvert et l’idée de consacrer une plongée à améliorer l’entrée nous est revenue. Nous l’avions déjà fait en novembre 2004, peu avant une plongée en double, avec Stéphane, dans la zone des <st1:metricconverter productid="90 m">90 m</st1:metricconverter>, en circuit ouvert à l’époque.
Pas bien le temps de préparer la plongée avant notre prochaine date de plongée programmée (planification au boulot oblige) et de la vieille chaux à finir pas profond acheva de nous décider.
Un petit message sur la liste de diffusion de <st1:personname productid="la Commission">la Commission</st1:personname> de Plongée Souterraine RABA (FFESSM) et aussitôt, Patrick Serret, spéléo ardéchois connu et reconnu de longue date, notamment pour son travail d’inventaire de cavités dans ce département, ne manqua pas l’occasion de s’associer à ce qui allait devenir un joli petit chantier semi-professionnel de TP subaquatiques, en grande partie grâce à lui.
La magie d’Internet, des communications à la vitesse de la lumière à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit fit le reste au sein de notre petite communauté de passionnés. Michel Conte, responsable du comité départemental Drôme/Ardèche en plongée souterraine, très présent dans la vie locale, se joignit très rapidement au groupe et fit l’interface avec la mairie. En effet, les 2 sources de Bourg-Saint-Andéol (le petit et le grand Goule, encore appelé Goule du pont) sont classées au Plan Départemental Espace Sites et Itinéraires (PDESI), ce qui nécessite un certain nombre de précautions pour respecter le site et les consignes des élus locaux.
Tiens, je me rends compte que j’ai bien prévenu la gendarmerie avant de venir, le matin, mais j’ai oublié de le faire lorsque nous sommes repartis ! Faute !
Puis Yves Billaud et Jean-Baptiste Chaffort vinrent compléter cette fine équipe et c’est à 6 que nous nous sommes répartis la besogne.
Arrivés sur place à 11h, quelle ne fut notre surprise de voir que Patrick avait déjà installé un véritable petit chantier pour faciliter la sortie des cailloux de la vasque : Tyrolienne et autres cordes pour ramener au bord les sacs avec les caisses suspendues dessous, petites échelles pour remonter ou descendre la vasque, plan incliné pour tirer les caisses pas trop lourdes, etc. Impressionnant de métier et d’expérience dans ce domaine particulier de la désobstruction des entrées de galeries. Cela partait sous de bons augures.
Une seconde bonne surprise fut la présence d’Albert Casamatta, venu nous saluer. Albert, alerte papy de près de 90 ans, fut le premier à franchir l’étroiture d’entrée il a plus de 45 ans, dans les années 1960-1965.
Albert Casamatta, 89 printemps, pionnier du Goul du Pont
Pendant que l’on commençait à se préparer, il se disait étonné que tout le monde connaisse son nom dans notre microcosme -- merci à Michel Conte qui a écrit il y a un ou deux ans un bel article sur lui et nous l’a fait découvrir-- et il me racontait comment il avait passé l’étroiture en repoussant les galets avec ses pieds dans la galerie, puis en se faufilant dans l’étroit passage ainsi libéré, tirant ses bouteilles derrière lui.
L’Histoire raconte que ces bouteilles lui avaient été prêtées par un de ses amis d’enfance, Georges Heraud, alors chef de corps des pompiers de Lyon. Celui-là même à qui je dois mon entrée dans ce Corps et qui me recruta, fin 1979…
Les souvenirs de cet Ancien firent remonter certains des miens, car une vingtaine d’années après lui, en compagnie de Henri Benedittini, celui qui m’initia aux subtiles plaisirs de la plongéesout., nous avions ressenti la même chose, en voulant forcer l’étroiture au pied de l’éboulis .
Il ne devait pas y avoir plus de <st1:metricconverter productid="10 cm">10 cm</st1:metricconverter> entre les galets et la voûte de la galerie d’entrée. Il nous avait fallu, avec un relais <st1:metricconverter productid="12 L">12 L</st1:metricconverter>, une bonne demi-heure de désob pour envoyer avec les pieds tout ce qui pouvait descendre dans la galerie, histoire de passer juste sur le dos, en tirant le bi 15 au-dessus de la tête avec le relais oxy <st1:metricconverter productid="15 L">15 L</st1:metricconverter> pour la déco.
Je crois même que mon casque a raclé.
On est ensuite descendu à <st1:metricconverter productid="-60 m">-60 m</st1:metricconverter>, en écarquillant nos yeux devant cette merveille de cavité. C’était le 1er novembre 1984 et pour ma 12ème plongée sous terre, j’ai trouvé un peu osé l’énorme cône d’éboulis de l’époque qui se dressait au-dessus de la sortie et qui semblait ne demander qu’à descendre chaque fois qu’un train passait sur le pont au-dessus du Grand Goule, en faisant tout trembler dans un boucan d’enfer, donnant l’impression que tout descendait.
C’est ainsi, sans doute, qu’est née ma motivation pour désobstruer ce trou (CQFD !).
Photo Etienne Champelovier nov. 2004
Un rapide casse-croûte tiré du sac, pendant lequel les uns firent connaissance avec les autres, permis d’échanger les plans de plonge que chacun avait en tête. Venant tous d’horizons très divers, les projets allaient bon train chez les topographes, les désobstrueurs-explorateurs, les promeneurs aventureux ou les solides dirigeants-organisateurs. Chacun se reconnaîtra.
Puis, tout s’est enchaîné très vite.
Une noria sous l’eau s’est rapidement organisée entre ceux qui chargeaient-gonflaient en bas, à 10-<st1:metricconverter productid="12 m">12 m</st1:metricconverter>, ceux qui convoyaient les charges jusqu’à la surface et ceux qui déchargeaient et envoyaient judicieusement les galets dans le lit de la rivière.
En forte délicatesse avec une oreille depuis le matin, j’ai brigué le poste privilégié de chargeur-gonfleur exclusif, pour préserver mes trompes d’Eustache. Merci aux collègues pour cette délicate attention que d’avoir accepté.
Photo Etienne Champelovier nov. 2004
En 132 mn de plongée, et un certain nombre d’allers-retours que nous n’avons pas réussi à compter, nous pensons, avec nos 3 containers à galets, avoir sorti près de <st1:metricconverter productid="2 m3">2 m3</st1:metricconverter> de cailloux, soit environ 3 tonnes. Ma <st1:metricconverter productid="20 L">20 L</st1:metricconverter> à 200 b, à <st1:metricconverter productid="10 m">10 m</st1:metricconverter> de fond, y est passée pour gonfler les sacs, sans compter ce que les collègues ont mis à partir de leurs bi.
Malgré certains efforts physiques au fond, le recycleur a été impeccable et j’ai consommé 90 b d’oxy sur une <st1:metricconverter productid="3 L">3 L</st1:metricconverter> pour garder une Pp O2 entre 0,80 et 0.45, soit un nitrox variant entre 40 et 22%. La chaux avait 5h30 et passera à la poubelle après avoir donné environ 8h, dont le dernier tiers en petite profondeur. Rien à dire.
On a même eu les honneurs de la mairie et de la presse locale avec un bel article dans l’édition « Ardèche méridionale » du Dauphiné. A nouveau merci à Michel Conte pour son pilotage avisé.
Au café du coin, sur la place de la mairie, autour d’un café ou d’un thé et devant de solides portions de tarte aux poires, nous avons scellé des amitiés, pour certaines déjà anciennes, en évoquant les améliorations possibles pour une prochaine manip’.
Plus de monde en surface pour remonter avec des seaux les cailloux déversés au fond de la vasque, car les caisses sont vraiment trop lourdes à sortir de l’eau (au moins 200Kg pour la « 100L » pleine de pierres et d’eau).
Eh bien, figurez-vous qu’Yves a déjà trouvé une équipe de spéléos généreux et motivés pour la prochaine fois !
Quant aux outils de relevage, il faut ajuster les sacs de relevage aux capacités des caisses selon la technique de Patrick. Un volume de relevage (excellent le coup du bidon à l’envers en guise de sac de relevage) juste inférieur au poids apparent de la caisse pleine ET un petit sac suffisamment étanche et solide, d’un volume adéquat permettant juste de décoller la charge.
La remontée est ainsi tip top à piloter, car l’expansion de l’air s’échappe par l’ouverture sans augmentation des volumes déjà pleins, donc de la poussée d’Archimède, donc de la vitesse d’emplafonnement dans les toits et les fissures supérieures de la cavité.
On peut aussi faire travailler le petit sac dans l’autre sens si le sac de relevage principal est un peu trop fort pour la caisse (cas de mon sac de <st1:metricconverter productid="100 L">100 L</st1:metricconverter> pour la caisse de <st1:metricconverter productid="95 L">95 L</st1:metricconverter>). On remplit dans ce cas le petit sac de cailloux pour alourdir la caisse à hauteur de la capacité totale du sac de relevage.
Le petit sac, c’est la variable d’ajustement.
Question de réglage fin, comme souvent sous l’eau.
En vidant ma chaux ce matin dans son bidon d’origine, je vis brusquement le visage du petit sac pour ajuster le relevage : le bidon de chaux vide à l’envers, attaché par son anse. Le goulot a juste le bon diamètre pour placer l’embout du détendeur.
Il y a donc maintenant 2 petits bidons qui attendent sagement à côté de la grosse caisse grise et du bidon bleu de <st1:metricconverter productid="50 L">50 L</st1:metricconverter>, au garage.
Dans le recycleur, rien ne se perd ; même les petits bidons se recyclent….








mais trés vite la buée envaie l'objectif et les photos sont limitée. De toute façon nous sommes là pour poursuivre l'exploration...